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    March 29

    Louise Bourgeois

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    Le centre Pompidou organise, du 5 mars au 2 juin 2008, en collaboration avec la Tate Modern de Londres une exposition de plus de 200 œuvres (peintures, sculptures, dessins, gravures, objets) rétrospective de l'œuvre de Louise Bourgeois. Pour plus d'informations, consultez le site http://www.centrepompidou.fr/

     

     

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    Louise Caroline Bourgeois est une artiste plasticienne française[1] née à Paris le 25 décembre 1911.

     

    C'est à l'âge de dix ans que Louise Bourgeois fait ses premières armes de jeune artiste en aidant ses parents tapissiers à réaliser des dessins et des motifs sur les matières qu'ils travaillent. Pourtant, après l'obtention de son baccalauréat, elle se dirige vers les mathématiques supérieures et s'inscrit à la Sorbonne. Mais, très vite ennuyée par les théories, elle décide d'explorer son être intérieur. C'est aux Beaux Arts et à l'Ecole du Louvre qu'elle s'épanouit, sans demi-mesure. En 1937, elle rencontre Robert Goldwater, qui devient son mari et la conduit à New York. Au coeur de la grande pomme, elle organise sa première exposition sculpturale. Connue pour ses oeuvres en basa accueillant ses figures prises dans des cadres, Louise Bourgeois est également très à l'aise dans le travail du marbre, du plâtre, du tissu et de la broderie. En 1991 et 1995, elle réalise des installations complexes qui s'apparentent à des chambres de torture. Celles-ci suggèrent la violence ou la claustrophobie. Artiste complète, ses créations sont diverses. Toutes renvoient à des thèmes récurrents comme l'introspection, la relation à autrui, la fragmentation du corps.
    Louise
    Bourgeois est une des artistes les plus connues à l'international. Elle a ouvert la voie très avant-gardiste de l'art contemporain.

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    February 10

    Eugène Atget

     

    J'avais déjà l'an passé dans mon  précédent blog, rendu hommage à Eugène Atget

    Aux États-Unis, Eugène Atget est considéré comme le père de la photographie moderne et même comme un grand artiste du XXe siècle. La France, où les surréalistes ont contribué à révéler Atget, l'a trop longtemps considéré comme un artisan naïf, peu conscient de la beauté de ses images. Au point d'en faire le douanier Rousseau de la photographie. De fait, la place d'Eugène Atget dans l'histoire de la photographie est atypique

     

     

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    Jean Eugène Atget naît à Libourne en 1857. Installé à Paris dès 1878, il tente plusieurs fois sa chance dans le monde du théâtre et celui de la peinture avant de se décider en 1890 à devenir photographe professionnel. Il inscrit sur sa porte : "Documents pour artistes" (objets, paysages...). Quelques années plus tard, il adopte une démarche particulièrement méthodique en photographiant de manière systématique les quartiers anciens de Paris, tout en procédant parallèlement par séries thématiques (notamment les petits métiers de Paris); c'est ainsi qu'il a fixé des scènes de rues, des bâtiments, des boutiques, des places et des jardins à présent bouleversés par les urbanistes, ou parfois totalement disparus. S'ensuivent des reportages sur les décorations intérieures des hôtels de l'Ancien Régime et sur les éléments décoratifs des façades des maisons (balcons, portes, heurtoirs...). Dès 1898, il commence à vendre des tirages aux établissements publics et constitue des albums thématiques achetés par le Musée Carnavalet et la Bibliothèque nationale (1910). On estime que sur une période d'une vingtaine d'années il aurait vendu près de 20 000 clichés aux collections publiques. Lorsqu'il meurt sans héritier le 4 août 1927, son ami André Calmettes se charge des questions de succession : les Archives photographiques d'art et d'histoire acquièrent environ 2 000 négatifs, tandis que la photographe américaine Berenice Abbott, disciple de Man Ray, achète ce qui reste de négatifs et de tirages (conservés aujourd'hui au Museum of Modern Art, à New-York).

     

     

    Les fonds patrimoniaux

    En emportant le reste des collections aux Etats-Unis, la photographe Berenice Abbott a porté dès 1930 l'œuvre d'Atget à la connaissance de ses compatriotes et surtout de son entourage immédiat, ses amis photographes tels Ansel Adams, Edward Weston, Walker Evans. Ce qui explique que les travaux d'Atget aient été commentés outre-Atlantique dans une préoccupation esthétique avant d'être examinés par les intellectuels et les documentalistes.

     

    Il en a été très différemment pour les collections en France. En effet, celles-ci avaient été pour la plupart achetées par des établissements publics (qui en étaient parfois même les commanditaires directs) et devinrent dès leur livraison l'affaire des bibliothécaires. Suite à l'engouement des milieux intellectuels et artistiques pour les travaux d'Atget, ces établissements ont travaillé à la mise en valeur de leurs fonds. Grâce aux recensements exhaustifs qui ont été faits à cette occasion, il est désormais possible de localiser les collections Atget présentes en France. On les trouve au Musée Carnavalet, à la Bibliothèque nationale de France, à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, au Musée des Arts décoratifs, à la Bibliothèque interuniversitaire d'art et d'archéologie (fondation Jacques Doucet), à la Bibliothèque de l'Arsenal, au Musée des Monuments français, au Musée d'Orsay, au Musée de l'Ile-de-France, aux Archives photographiques du Patrimoine.

     

    Précisons que la collection Atget conservée au département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale de France forme au sein de ces recensements une référence remarquable par son étendue et la quantité des épreuves : les épreuves sur Paris et sa banlieue, les albums thématiques constituent en effet un fonds bien représentatif de l'œuvre du photographe. De fait, il est très consulté, en particulier par les historiens de Paris, les iconographes et tous les passionnés de topographie ancienne.

     

     

    La collection Eugène Atget du département des Estampes et de la Photographie

    Plus de 4000 épreuves positives réparties en

    -6 albums thématiques constitués et titrés par Atget lui-même (360 images): Enseignes et vieilles boutiques (1899-1902),  La voiture à Paris (1910), Intérieurs parisiens, début du XXe siècle, artistiques, pittoresques et bourgeois (1910), Les Zoniers (1913), Paris, Fortifications (1913), L'art dans le vieux Paris (n.d.)

    -3 albums thématiques constitués par le département des Estampes et de la Photographie (268 images) : Métiers, boutiques et étalages de Paris (1912), Vie et petits métiers à Paris (1898-1900), Documents pour l'histoire du vieux Paris.

    -Les épreuves topographiques de Paris (et une partie de sa banlieue), classées globalement par arrondissement et par quartier (env.3200 épreuves).

     

    Ces épreuves ont été achetées pour la plupart à Eugène Atget lui-même dans une optique purement documentaire; elles ont dans un premier temps alimenté le fonds topographique du département des Estampes et de la Photographie, classé par ville et par quartier sans souci de la notion d'auteur. Ce n'est qu'à la suite du travail de mise en valeur fait par le MoMA sur ses propres collections (inventaire, exposition, quatre catalogues d'exposition d'une rare qualité...) que les épreuves d'Atget ont été extraites des recueils topographiques pour rejoindre le fonds Auteurs. Si Atget a apposé sa signature sur nombre de ses tirages, le travail d'extraction a exigé la présence de plusieurs spécialistes pour les questions d'identification et la mise en œuvre d'une re-définition topographique.

     

    Pour en savoir plus

    L'œuvre d'Eugène Atget a été l'objet de nombreuses études. Parmi une bibliographie très abondante, nous vous invitons à commencer par un ouvrage qui présente la collection du département des Estampes et de la Photographie (étude de Laure Beaumont-Maillet, directeur de ce département, sur ses propres collections ainsi que celles du Musée Carnavalet, de l'Institut français d'architecture et de la Mission du Patrimoine photographique):

    Atget Paris par Laure Beaumont-Maillet. Paris : Hazan, 1992.

     

     

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    December 28

    Jacques Oudot

    Avant de partir quelques jours reprendre des forces en Haute Savoie, je vous offre ces quelques tableaux de Jacques Oudot , peintre que j'aime particulièrement

     

     

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    L'ile aux oiseaux- Bassin d'Arcachon

     

    Jacques Oudot était médecin et alpiniste, membre de la deuxième expédition français en Himalaya de 1950, menée par Maurice Herzog, qui a conquis l'Annapurna, premier des 14 sommets de 8 000 mètres conquis sur le globe.

    C'est lui, médecin, qui a sauvé la vie des blessés de l'expédition. Il décède début octobre 2007 des suites d'une longue maladie.

     

    Né en 1938 à Doncourt lez Longuyon, 54, France
    Peintre amateur depuis l'âge de 15 ans ; reçoit sa formation de plusieurs maîtres, Jean Souverbie, Jef Friboulet, Pierre Pelloux, Henri-André Martin.
    Pendant toute sa période élective, l'artiste choisit délibérément de ne présenter aucune de ses oeuvres en public. Depuis 1998, reprise d'une activité picturale quotidienne.


    " Un véritable hymne à la lumière. Jacques Oudot est  un donneur de lumière. Une lumière fragile, d'une extrême sensibilité, contrastant avec un paysage solide, mature. Ce qui pourrait être léché, fait de certitudes pesantes, devient, grâce à son talent, comme une phrase oscillant entre mélancolie et espoir. C'est ce moment, cet instant d'un dimanche après-midi entre le bonheur d'être dans la nature et les brusques flashs d'un demain fait d'inquiétude. Une atmosphère qui nous piège, qui écarte de nous les absolus pour laisser ce bonheur terriblement vrai qu'est la vie."
    Robert Luc
    La lettre du Bleu, Lyon Avril 2000

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    December 07

    Romain de Tirtoff dit Erté

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    Romain de Tirtoff (pseudonyme Erté), d'après ses initiales R.T.) (23 novembre 189221 avril 1990) est artiste françaisrusse.

    Il est né Roman Petrov de Tyrtov (Роман Петрович Тыртов) à Saint Petersbourg, dans une grande famille dont les racines remontent à 1548. Son père Pyotr Ivanovich de Tyrtov est un amiral de marine. En 1910-1912, Romain de tirtoff déménagea à Paris pour suivre une carrière de dessinateur. CE faisant, il s'opposait aux objections de son père, qui voulait que son fils poursuive la tradition familiale en devenant un officier naval. Romain prit un pseudonyme pour ne pas faire porter la déchéance sur sa famille. En 1915, il obtint son premier contrat important avec le magazine Harper's Bazaar, et il mena à bien une carrière illustre de conception de costumes et de décors de théâtre.

    Erté est surtout connu pour ses élégants dessins de mode qui reflètent la période art déco dans laquelle il vivait. Ses personnages délicats et sophistiqués, ses dessins séduisants se reconnaissent tout de suite, et ses idées comme son art ont influencé la mode jusqu'au XXIe siècle. On retrouve ses costumes et décors dans les Ziegfeld Follies de 1923, plusieurs spectacles des Folies Bergère, et les George White's Scandals. En 1925, Louis B. Mayer l'emmena à Hollywood pour concevoir les décors et les costumes du film Paris. Il a aussi travaillé sur les films Ben-Hur, The Mystic Time, the Comedian, Dance Madness et La Bohème

    Son image la plus connue est sans doute Symphonie en noir,[6] qui représente une grande femme élancée vêtue de noir et tenant en laisse un lévrier noir. Cette image a été copiée et reproduite un nombre de fois incalculable.

    Erté a travaillé toute sa vie pour des revues, des ballets et des opéras. Il a connu un certain engouement dans les années 1960 lors de la renaissance de l'art déco. Il s'est aussi dirigé dans les gravures à édition limitée, les sculptures en bronze et le prêt à porter. Plusieurs de ses peintures figurent dans des musées du monde entier, dont le Musée 1999 à Tokyo qui possède une importante collection de ses œuvres.

     

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    Erté à 20 ans

     

    November 25

    Alberto Giacometti

     

    A voir au Centre Pompidou

    jusqu'au 11 février 2008

    Une rétrospective inédite de l'œuvre d’Alberto Giacometti (1901-1966). Pour la première fois, toutes les facettes de la création de l'artiste sont présentées en référence à son espace de création, son atelier, et illustrées par des oeuvres rares, souvent invisibles du grand public, comme les plâtres peints ou les fragments des murs de ses trois principaux ateliers de Paris, Stampa et Maloja (Suisse).

     

     

    Alberto Giacometti, né à Borgonovo (Stampa) dans le Val Bregaglia (dans le canton des Grisons, en Suisse) le 10 octobre 1901, mort à Coire (Suisse) le 11 janvier 1966, est un sculpteur et peintre.

    Fils d’un peintre impressionniste suisse, Alberto Giacometti commence à peindre très jeune et fréquente l’Ecole des Beaux-Arts de Genève. Il s’installe à Paris en 1922 et suit à Montparnasse les cours de sculpture d’Antoine Bourdelle, lui-même élève de Auguste Rodin. Il sculpte alors des œuvres proches de l’abstraction où se sent l’influence des arts primitifs (Femme cuillère, 1926). Rapidement, il se joint aux surréalistes et réalise des œuvres explorant les tensions de l’inconscient sexuel avec souvent beaucoup de violence (Femme égorgée, 1932).
    A partir de 1935, l’artiste se concentre sur l’étude de la tête humaine, s’attachant plus particulièrement au regard. Giacometti commence alors une nouvelle phase esthétique : les membres des figures sont étirés jusqu’à l’extrême, et désindividualisent le modèle, parfois représenté dans l’attitude de la marche, en référence à L’Homme qui marche de
    Rodin, véritable défi au mode de conception de la sculpture. De même, les visages deviennent comme des lames de couteau (Le Nez, 1947). Il peint également des portraits et autoportraits où le regard est perdu dans un réseau de lignes qui emprisonnent la figure.
    Après la guerre, son œuvre est saluée dans de nombreuses rétrospectives et obtient un grand succès : il reçoit le prix de sculpture à la Biennale de Venise de 1962, avant de s’éteindre en 1966.

    Quelques œuvres majeures :

    Femme cuillère (1926, Zurich, Kunsthaus)

    Homme et femme (1927, Paris, musée national d’Art moderne)

    Circuit (1931, Paris, musée national d’Art moderne)

    Femme égorgée (1932, Paris, musée national d’Art moderne) (Illus.)

    Pointe à l’œil (1932, Paris, musée national d’Art moderne)

    Le Nez (1947, Paris, musée national d’Art moderne) (Illus.)

    Femme debout (1960, Paris, musée national d’Art moderne)




    November 18

    Le retour

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    Montréal
     
    Me voici de retour à Paris
     
    Et comme lors de mon départ.. c'est toujours la pagaille!!!!!!
    October 18

    Spleen : gris, tout est gris

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    Mon humeur aujourd'hui

    Aujourd'hui tout est gris perle, gris velours, gris gorge -de pigeon.

    C'est un gris douceur, qui s'insinue partout, dans les gestes qui deviennent plus lents, comme si tout le temps il fallait traverser cette épaisseur de brume.

    Dans les pensées, le gris est une couleur pour mémoire, les idées, elles, n'ont pas l'acuité habituelle, elles se nimbent des  "sfumatos"de Léonard de Vinci .

    La solitude s'accorde bien avec cette couleurs velours, elle s'y déploie, avec douceur.

    "Je suis dépaysé partout et toujours.

    C'est mon état, c'est mon emploi

    c'est ma vie."

    Vladimir Nabokov

    Vladimir Nabokov

    Sans doute des images qui restent encore gravées

    Je reviens de l'Exposition 

     Chaïm Soutine

    Pinacothèque de Paris, 28 place de la Madeleine, 75008 Paris
    Du 10 octobre 2007 au 27 janvier 2008

    Chaïm Soutine naquit en 1893 à Smilovitchi, à 6 kilomètres de Minsk, en Lithuanie. De son village natal il disait : "Quand on vit dans un sale trou comme Smilovitchi, on ne peut pas supposer qu'il existe des villes comme Paris. Imaginez-vous que dans mon village, moi qui aujourd'hui aime tant la musique de Bach, j'ignorais jusqu'à l'existence du piano".

    Soutine garda du lieu de sa naissance des images exténuées et faméliques, des souvenirs obsédants que l'on retrouve toujours dans ses tableaux, même dans ses paysages et ses natures-mortes. Le premier portrait qu'il acheva à Paris fut celui d'un enfant aux yeux malades. A l'apogée de son succès, il lui arrivait de se mettre nu devant le miroir pour voir si les traces de ses plaies, causées par les puces et les punaises, avaient bien disparu.

    Malgré des interruptions plus ou moins longues Soutine aura beaucoup peint et beaucoup détruit jusqu'à la fin de sa vie

     

    img522/2830/lepetitpatissiermt4.jpg Le petit patissier